En bref

  • Le chewing-gum devient cassant sous zéro degré : une heure au congélateur, dans un sac, et la gomme se fracture au lieu de s’étirer.
  • On fracture au dos d’une cuillère, tissu encore glacé, et on retire les éclats un par un ; réchauffé, le vêtement redevient inexploitable.
  • Le résidu gras qui reste après la fracture part au white-spirit sur du coton ou de la laine, au dégraissant d’agrume sur un synthétique.
  • Jamais de fer, de sèche-linge ni de frottement à chaud : la gomme ne fond pas en liquide, elle ramollit et s’enfonce dans la trame.

Le chewing-gum devient cassant sous zéro degré : une heure au congélateur, le vêtement plié dans un sac, et la gomme se fracture au lieu de s’étirer. On la casse alors au dos d’une cuillère, tissu encore glacé, et on retire les éclats un par un. Le résidu gras qui reste ensuite part au white-spirit sur du coton ou de la laine, au dégraissant d’agrume sur un synthétique — et jamais au fer à repasser, qui l’enfonce dans la trame.

Identifier ce qu’on a devant soi

Deux états très différents portent le même nom. Le premier est une gomme posée, encore en boule ou en galette, qui adhère à la surface du tissu sans l’avoir traversé : c’est le cas d’un vêtement qui vient de s’asseoir dessus, et il se règle en une heure. Le second est une gomme écrasée dans la trame, étalée, dont le tissu a la couleur sur plusieurs centimètres : elle a été chauffée, frottée, ou elle est passée au sèche-linge, et là le résultat sera partiel.

Le test est simple et vaut la peine. On pince un bord de la gomme entre deux doigts et on tire d’un millimètre : si elle se soulève en filant, elle est encore posée ; si elle résiste et si les fils se soulèvent avec elle, elle est entrée dans la trame. Dans le second cas, il faut décider tout de suite qu’on visera l’atténuation, pas la disparition.

Reste la fibre, qui ne change rien à l’étape du froid mais tout à celle du résidu. Le coton, le lin et la viscose acceptent le white-spirit sans réserve. La laine et la soie le tolèrent aussi, mais elles interdisent l’eau au-delà de trente degrés au lavage qui suit, et le détail des symboles d’entretien précise ce que l’étiquette autorise. Les synthétiques posent la seule vraie contrainte : le dégraissant d’agrume attaque certains caoutchoucs et le polystyrène, donc il demande un essai sur une couture intérieure.

Le mode opératoire

Le froid est la voie principale, et elle demande seulement de la patience. Elle fonctionne sur toutes les fibres, y compris la laine et la soie, parce qu’elle n’engage aucun produit.

  1. Glisser le vêtement dans un sac plastique, la gomme tournée vers l’intérieur du sac et si possible sans contact avec une autre partie du tissu.
  2. Placer au congélateur une heure pour un tissu fin, deux heures pour un jean, un jogging ou un manteau. Il ne s’agit pas de geler le textile mais de faire descendre la gomme sous sa température de transition vitreuse.
  3. Sortir le vêtement et travailler immédiatement, sur un plan dur. On a deux à trois minutes : au-delà, la gomme se réchauffe et redevient élastique.
  4. Frapper sec la gomme avec le dos d’une cuillère ou un manche de couteau, une fois, à plat. Elle doit se craqueler en étoile ; si elle s’écrase, elle n’est pas assez froide et il faut remettre au froid.
  5. Détacher les éclats un par un à l’ongle ou à la spatule plastique, en tirant vers le haut et jamais en poussant sur le côté. Un éclat poussé de travers rentre entre deux fils.
  6. Remettre au congélateur si le tissu est revenu à température avant la fin. Deux passages courts valent mieux qu’un passage long suivi d’un forçage.

Le résidu qui reste après la fracture n’est plus du chewing-gum : ce sont ses cires et ses plastifiants, une tache grasse ordinaire. On la traite comme telle, avec le solvant que la fibre autorise.

  1. Glisser plusieurs épaisseurs de papier absorbant blanc sous la zone. Sans lui, le solvant repousse le gras vers l’intérieur du tissu au lieu de l’en sortir.
  2. Imbiber un coton de white-spirit, ou de dégraissant d’agrume sur un synthétique, et tamponner par le dessus une à deux minutes. Changer de coton dès qu’il se colore.
  3. Répéter trois ou quatre fois, en déplaçant l’absorbant du dessous pour présenter du papier propre.
  4. Émulsionner au liquide vaisselle, malaxer une minute, rincer abondamment. Le white-spirit ne se rince pas à l’eau : sans cette étape, il reste un halo plus sombre.
  5. Laver au programme le plus doux que l’étiquette autorise, et sécher à l’air. Ne pas passer au sèche-linge avant d’avoir vérifié à la lumière du jour.

Pourquoi le froid, et pourquoi pas la chaleur

Un chewing-gum est un élastomère : des chaînes longues et souples qui glissent les unes sur les autres, ce qui lui permet de s’étirer très loin sans casser. Chaque élastomère a une température, dite de transition vitreuse, en dessous de laquelle ses chaînes se figent et où il devient dur et fragile comme du verre. Celle de la gomme base est proche de zéro degré, ce qui la met à portée d’un congélateur domestique : c’est la seule substance du site que le froid rende franchement plus facile.

C’est aussi pourquoi la chaleur est la mauvaise réponse, et pas seulement une réponse moins bonne. Une cire de bougie fond en un liquide fluide qui migre par capillarité dans un papier posé dessus, et le fer à repasser est alors la bonne méthode — c’est le principe détaillé sur la page de la cire de bougie sur un vêtement. Une gomme, elle, ne devient jamais fluide : elle se ramollit, sa surface devient plus collante, et toute pression l’enfonce entre les fils. On échange un problème de surface contre un problème de trame.

Le froid donne enfin un avantage que la chimie n’offre pas ici : il ne laisse aucun résidu et ne présente aucun risque pour la fibre. Une soie, un cachemire, une doublure en acétate passent au congélateur sans dommage, alors qu’aucun solvant ne peut être appliqué sur les trois sans précaution. Sur une pièce fragile, c’est souvent la seule étape qu’on s’autorise, en s’arrêtant volontairement au résidu.

Ce qui ne marche pas, et pourquoi

Frotter, à froid comme à chaud, est ce qui transforme une réparation de dix minutes en tache définitive. La gomme est un élastomère : sous le frottement elle s’étire au lieu de se détacher, et chaque passage l’étale sur une surface plus grande et la fait pénétrer plus profond. Le geste mécanique n’a de valeur qu’après le passage au froid, quand la matière est devenue cassante.

Le lave-linge suivi du sèche-linge est la séquence qui rend le cas irrécupérable. La machine ramollit la gomme sans la dissoudre, la brasse contre le tissu, puis le sèche-linge la cuit à l’état mou dans la trame. C’est aussi la manière dont un seul chewing-gum oublié dans une poche tache trois vêtements au lieu d’un.

L’eau chaude savonneuse et le vinaigre blanc n’ont ici aucune prise, et pour deux raisons distinctes. Un polymère réticulé n’est pas soluble dans l’eau, par définition : le savon peut émulsionner le gras qui accompagne la gomme, pas la gomme elle-même. Quant au vinaigre, il dissout les carbonates par réaction chimique, et il n’y en a aucun dans un chewing-gum.

Le cas où il faut s’arrêter

Une gomme passée au sèche-linge sur un tissu de couleur claire ne redeviendra pas invisible. Le liant a pénétré la trame et les colorants de la gomme — souvent roses, bleus ou verts — se sont fixés sur la fibre ; ce qui reste après traitement est une ombre. Sur une pièce à laquelle on tient, il vaut mieux atténuer, accepter la trace et arrêter, plutôt que d’insister au solvant et de déteindre la zone autour.

Trois matières demandent qu’on s’arrête après le froid, sans passer au solvant. Un tissu enduit, imperméabilisé ou sérigraphié a un film en surface que le solvant abîme avant d’atteindre le résidu. Une doublure en acétate ne supporte ni acétone ni acétate d’éthyle. Et une soie ou un cachemire tachés relèvent du nettoyeur, qui travaille au solvant sous contrôle de tension : les limites de chaque fibre sont détaillées sur la page des textiles.

Le croisement, matière par matière

« Chewing-gum » relève de la classe POL — polymères et adhésifs. « Vêtement et tissu » recouvre 4 classes de matière, et le verdict n’est pas le même d’une classe à l’autre. C’est pour cette raison que la page ne peut pas se résumer à un seul geste.

Fibre cellulosique M2 porosité forte

Des chaînes de glucose liées entre elles. Elles tolèrent l’alcalin, la chaleur et le brossage, ce qui en fait la matière la plus permissive du site. Elles sont en revanche très poreuses : la tache pénètre vite et profond.

Ce qui agit sans abîmer

  • Acétone propanone Dissout le cyanoacrylate — la colle forte —, les résines acryliques, les vernis à ongles et les peintures acryliques fraîches. C’est le solvant le plus efficace de la liste, et le plus dangereux pour le support.
  • Dissolvant sans acétone acétate d’éthyle Même cible que l’acétone, en plus lent. Le compromis se paie en temps de contact, mais il abîme moins les plastiques.
  • White-spirit essence minérale Solvant apolaire : il dissout ce qui est franchement gras — huile, bitume, cire, résine alkyde des peintures glycéro.
  • Dégraissant d’agrume d-limonène Terpène extrait de l’écorce d’orange. Attaque par affinité de structure les élastomères d’une gomme à mâcher et les colles à base de caoutchouc naturel, que l’eau et les tensioactifs ne touchent pas.
  • Huile alimentaire ou beurre Applique la règle « semblable dissout semblable » : un corps gras ramollit un adhésif ou une résine grasse. On échange une tache dure et impossible contre une tache grasse, qu’un tensioactif enlève ensuite.
  • Chaleur sèche fer à repasser et papier absorbant Fait fondre la cire et les thermoplastiques à basse température de fusion. Le liquide migre par capillarité dans l’absorbant posé dessus, au lieu de s’étaler dans la matière.
  • Froid glaçon ou congélateur Fait passer un élastomère sous sa température de transition vitreuse : il devient cassant. Le chewing-gum et le mastic se fracturent alors au lieu de s’étirer.
  • Alcool isopropylique propan-2-ol Même famille que l’éthanol, un peu plus dégraissant, et notablement moins agressif que l’acétone sur les plastiques. C’est le solvant de référence de l’électronique.

Sous condition

  • Décapeur thermique Utilisable sur du bois en mouvement constant. Une buse qui stationne roussit la fibre, et la brûlure ne s’enlève plus.

Agit, mais détruit

Aucun agent efficace n’est destructeur pour cette matière. C’est rare, et c’est une bonne nouvelle.

Fibre protéique M1 porosité forte

Sa fibre est faite des mêmes protéines que la tache : kératine pour la laine, fibroïne pour la soie, collagène pour le cuir. Tout ce qui détruit une protéine détruit donc la matière. C’est la classe la plus étroite du site.

Ce qui agit sans abîmer

  • Dissolvant sans acétone acétate d’éthyle Même cible que l’acétone, en plus lent. Le compromis se paie en temps de contact, mais il abîme moins les plastiques.
  • White-spirit essence minérale Solvant apolaire : il dissout ce qui est franchement gras — huile, bitume, cire, résine alkyde des peintures glycéro.
  • Dégraissant d’agrume d-limonène Terpène extrait de l’écorce d’orange. Attaque par affinité de structure les élastomères d’une gomme à mâcher et les colles à base de caoutchouc naturel, que l’eau et les tensioactifs ne touchent pas.
  • Huile alimentaire ou beurre Applique la règle « semblable dissout semblable » : un corps gras ramollit un adhésif ou une résine grasse. On échange une tache dure et impossible contre une tache grasse, qu’un tensioactif enlève ensuite.
  • Froid glaçon ou congélateur Fait passer un élastomère sous sa température de transition vitreuse : il devient cassant. Le chewing-gum et le mastic se fracturent alors au lieu de s’étirer.
  • Alcool isopropylique propan-2-ol Même famille que l’éthanol, un peu plus dégraissant, et notablement moins agressif que l’acétone sur les plastiques. C’est le solvant de référence de l’électronique.

Sous condition

  • Acétone Sans danger pour la fibre elle-même, mais elle dissout les colorants et les apprêts.

Agit, mais détruit

  • Chaleur sèche La kératine et la fibroïne se dégradent bien avant la température d’un fer : la laine lustre et roussit, la soie jaunit et perd son brillant. La marque est définitive.
  • Décapeur thermique Il carbonise une fibre protéique en quelques secondes. Aucun emploi sur cette classe.

Le cas où l’on passe la main

Soie, cachemire, daim, cuir teinté et tapis anciens : le détachage à sec en atelier utilise des solvants et un contrôle de tension qu’on n’a pas chez soi. Une tache localisée sur une pièce de valeur part chez le nettoyeur, pas dans l’évier.

Synthétique thermoplastique M3 porosité nulle

Des chaînes de polymère non réticulées, qui glissent les unes sur les autres quand on les chauffe. D’où deux faiblesses propres : la fusion, dès 60 à 120 °C selon le plastique, et l’attaque par les solvants, qui s’insinuent entre les chaînes et font perdre sa cohésion à la matière.

Ce qui agit sans abîmer

  • White-spirit essence minérale Solvant apolaire : il dissout ce qui est franchement gras — huile, bitume, cire, résine alkyde des peintures glycéro.
  • Huile alimentaire ou beurre Applique la règle « semblable dissout semblable » : un corps gras ramollit un adhésif ou une résine grasse. On échange une tache dure et impossible contre une tache grasse, qu’un tensioactif enlève ensuite.
  • Froid glaçon ou congélateur Fait passer un élastomère sous sa température de transition vitreuse : il devient cassant. Le chewing-gum et le mastic se fracturent alors au lieu de s’étirer.

Sous condition

  • Dégraissant d’agrume Attaque le polystyrène et certains caoutchoucs. Essai obligatoire sur une face cachée.
  • Alcool isopropylique Le solvant le plus sûr de la famille sur les plastiques techniques, mais il attaque encore certains vernis et sérigraphies.

Agit, mais détruit

  • Acétone Elle dissout l’ABS, le polycarbonate, le plexiglas, l’acétate et le polystyrène. Elle ne les tache pas : elle les troue, les blanchit ou les fissure.
  • Dissolvant sans acétone Même famille de solvants, même risque sur les mêmes plastiques, en un peu plus lent.
  • Chaleur sèche Le polyester fond vers 250 °C mais se rétracte dès 120 °C, et l’élasthanne perd son élasticité dès 60 °C. Un fer laisse une marque lustrée définitive.
  • Décapeur thermique Un thermoplastique fond, gondole ou se rétracte bien avant de laisser partir ce qui est posé dessus. La déformation est définitive.

Revêtement et film M6 porosité nulle

La classe la plus piégeuse. Ce qu’on voit n’est pas le matériau mais une couche de quelques microns posée dessus, et cette couche est TOUJOURS plus fragile que son support. Un solvant qui laisse le métal ou le bois intact dissout le film qui les couvre.

Ce qui agit sans abîmer

  • Dégraissant d’agrume d-limonène Terpène extrait de l’écorce d’orange. Attaque par affinité de structure les élastomères d’une gomme à mâcher et les colles à base de caoutchouc naturel, que l’eau et les tensioactifs ne touchent pas.
  • Huile alimentaire ou beurre Applique la règle « semblable dissout semblable » : un corps gras ramollit un adhésif ou une résine grasse. On échange une tache dure et impossible contre une tache grasse, qu’un tensioactif enlève ensuite.
  • Chaleur sèche fer à repasser et papier absorbant Fait fondre la cire et les thermoplastiques à basse température de fusion. Le liquide migre par capillarité dans l’absorbant posé dessus, au lieu de s’étaler dans la matière.
  • Froid glaçon ou congélateur Fait passer un élastomère sous sa température de transition vitreuse : il devient cassant. Le chewing-gum et le mastic se fracturent alors au lieu de s’étirer.

Sous condition

  • White-spirit Toléré brièvement sur une carrosserie vernie, jamais sur une peinture mate ni sur un plastique de tableau de bord.
  • Alcool isopropylique Dilué à 30 %, sur chiffon, pour un écran ou un stratifié. Jamais versé, jamais sur un joint.

Agit, mais détruit

  • Acétone Dissout tout vernis et toute peinture, y compris celle qu’on essaie de protéger. Sur une carrosserie, elle mate le vernis en quelques secondes.
  • Dissolvant sans acétone Même effet que l’acétone sur les vernis, à peine plus lent.
  • Décapeur thermique C’est exactement son emploi : il fait cloquer le film. Utile quand on veut décaper, destructeur quand on voulait seulement nettoyer.
  • Action mécanique Le film ne fait que quelques microns : le moindre abrasif le traverse et met le support à nu.

Ce qui aggrave la tache

  • Action mécanique Frotter avant d’avoir ramolli le réseau étire l’adhésif et le fait pénétrer plus profond dans la porosité ou la trame.

Ce qui ne sert à rien

  • Eau froide Un polymère réticulé n’est pas soluble dans l’eau, par définition.
  • Lessive enzymatique Aucune enzyme domestique ne coupe un polymère de synthèse.
  • Bicarbonate de sodium Trop peu abrasif pour attaquer un film dur, et chimiquement inerte sur lui.

Ces trois colonnes sont calculées à partir de la classification publiée sur la page méthode. Elles ne sont pas rédigées page par page : c’est ce qui garantit qu’aucune page du site ne contredit une autre.

Sur cette page, ne mélangez jamais

  • Eau de Javel+Ammoniaque→ chloramines gazeuses (monochloramine, dichloramine, trichlorure d’azote)

    Gaz lourd, à odeur piquante, qui brûle la conjonctive et les bronches. À forte concentration en local fermé, il provoque un œdème pulmonaire lésionnel qui peut apparaître plusieurs heures après l’exposition, alors qu’on se croit tiré d’affaire.

    Si c’est déjà arrivé :Sortir immédiatement, ouvrir en grand, ne pas retourner dans la pièce pour « rincer ». Toute gêne respiratoire, même légère, justifie un appel au 15.

  • Eau de Javel+Tout acide (vinaigre, détartrant, esprit de sel, acide citrique, nettoyant WC)→ dichlore gazeux

    L’hypochlorite en milieu acide libère le chlore sous forme de gaz. Odeur de piscine très concentrée, brûlure des voies respiratoires, œdème pulmonaire aux fortes doses. C’est le mélange le plus souvent fait par accident, parce que les deux produits sont voisins sous l’évier.

    Si c’est déjà arrivé :Sortir, ventiler, appeler le 15 en cas de toux ou d’oppression. Ne jamais tenter de neutraliser.

  • Eau de Javel+Acétone→ chloroforme et chloroacétone

    Réaction exothermique. La chloroacétone est un lacrymogène ; le chloroforme est toxique pour le foie. Cas typique : un flacon de dissolvant renversé sur un plan de travail qu’on vient de javelliser.

  • White-spirit, térébenthine, acétone+Local fermé, flamme, cigarette→ vapeurs inflammables

    Ces solvants ont un point d’éclair bas et leurs vapeurs sont plus lourdes que l’air : elles s’accumulent au sol d’une salle de bain ou d’un garage. Une veilleuse de chaudière suffit. L’inhalation prolongée est par ailleurs neurotoxique.

  • Eau de Javel+Lessive enzymatique→ rien — les deux produits s’annulent

    Le chlore oxyde et dénature l’enzyme instantanément. La javel perd son chlore actif sur la matière organique de la lessive, et l’enzyme perd toute activité. On a payé deux produits pour n’en avoir aucun.

La liste complète est sur la page sécurité.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il mettre un vêtement au congélateur pour enlever un chewing-gum ?

Une heure suffit pour un tissu fin, deux pour un jean ou un manteau. Le but n’est pas de geler le tissu mais de faire descendre la gomme sous sa température de transition vitreuse, proche de zéro degré, où elle devient cassante.

Le fer à repasser enlève-t-il un chewing-gum ?

Non, et il aggrave presque toujours. Une cire fond en liquide et migre dans un papier absorbant, mais un chewing-gum est un élastomère : il ne devient pas fluide, il devient plus collant, et la pression du fer l’enfonce dans la trame.

Comment enlever la trace grasse qui reste après le chewing-gum ?

Ce résidu vient des cires et des plastifiants de la gomme base. On le tamponne au white-spirit sur du coton, du lin ou de la laine, ou au dégraissant d’agrume sur un synthétique, avec un absorbant placé sous le tissu, puis on dégraisse au liquide vaisselle avant lavage.

Sources et méthode

  • La classification du site : classe des polymères et adhésifs, fibres protéique, cellulosique et synthétique
  • La fiche du chewing-gum : élastomères de synthèse et température de transition vitreuse
  • Les fiches d’agents et leur mode d’action : froid, solvants apolaires, terpènes, action mécanique

Ce site n’a testé aucun produit et n’exerce aucune activité de nettoyage. Il publie des mécanismes physico-chimiques et leurs limites. Sur une pièce de valeur, un doute sur la matière ou une surface étendue, un professionnel reste la bonne réponse.