Presque toute la littérature francophone du détachage est organisée par nom de tache et donne un geste : frottez au vinaigre blanc, saupoudrez de bicarbonate. Cela produit des recettes interchangeables, et parfois le mauvais geste — parce que le nom d'une tache ne dit rien de sa chimie, et que le nom d'une surface ne dit rien de sa tolérance. Un acide dissout le calcaire, et il dissout aussi le marbre, qui est fait du même carbonate.
Ce site part donc de deux classements publiés. Huit classes de taches, définies par le mécanisme qui les défait : les polymères, les corps gras, les protéines, les tanins, les colorants en solvant, les dépôts minéraux, le développement biologique et les altérations irréversibles. Sept classes de matières, définies par ce qui les détruit : fibre protéique, fibre cellulosique, synthétique thermoplastique, minéral poreux, minéral vitrifié, revêtement, et peau vivante. La réponse à un cas est l'intersection des deux, et cette intersection se calcule.
Elle est parfois vide, et c'est là que ce site se sépare des recueils d'astuces. Sur de la soie tachée de sang séché, tout ce qui défait la protéine de la tache défait aussi la protéine de la fibre. Sur du marbre gravé par un acide, il n'y a plus de tache : c'est la pierre qui manque. Sur une brûlure, la matière a changé de structure et il n'y a rien à enlever. Dans ces cas-là, la page nomme ce qui serait efficace, explique pourquoi c'est destructeur, et s'arrête.
La position du site sur les produits est constante : aucun n'a été testé ici. On ne publie pas d'essais, on ne classe pas de marques, on ne donne pas de notes. Une famille de produits est traitée par son principe actif et son mode d'action, et aucune page ne nomme un produit dont le mécanisme n'est pas publié — c'est une contrainte tenue par le code du site. Là où seul un professionnel sur place peut trancher, on le dit au lieu de faire semblant de savoir.