En bref

  • Un coton humide pressé sur le bord de la tache décide de tout : s'il prend de la couleur, l'encre est à l'eau et se rince ; s'il reste blanc, il faut un solvant.
  • Sur une encre à solvant, l'ordre est isopropanol, puis alcool à 90°, puis acétate d'éthyle, avec un absorbant sec placé sous le tissu.
  • Deux matières interdisent l'escalade : la doublure en acétate, que l'acétone troue, et l'élasthanne des jerseys, que l'eau de Javel casse par fragments.
  • Aucun séchage et aucun repassage avant que la tache soit partie : la chaleur sèche fixe le colorant et ferme le dossier.

Une tache d’encre sur un vêtement se joue en une question : l’encre est-elle à l’eau ou à solvant. Un feutre lavable et une encre de jet d’encre se rincent à l’eau froide tant qu’elles sont fraîches ; un marqueur permanent et un tampon encreur ne reviennent qu’avec un solvant de même polarité, alcool en premier. Le test qui donne la branche prend trente secondes, et il se fait avant d’ouvrir le moindre flacon.

Identifier ce qu’on a devant soi

Le test est le même pour toutes les encres. On humecte un coton-tige d’eau claire et on le presse une seconde sur le bord de la marque, dans un endroit peu visible. Si le coton prend de la couleur, le colorant est resté hydrosoluble après séchage : c’est une encre à véhicule aqueux, et un rinçage abondant fera l’essentiel. S’il reste parfaitement blanc, l’encre est à solvant, et l’eau ne fera que la déplacer.

Le mot « permanent » imprimé sur un feutre ne décrit pas une force mais une polarité. Un marqueur permanent résiste à un lavage à soixante degrés non parce que son encre est plus solide, mais parce que son colorant n’a jamais été soluble dans l’eau et que sa résine l’a plaqué contre la fibre en séchant. C’est la même logique pour l’encre de tampon et pour l’encre pâteuse d’un stylo bille, dont la résine impose des priorités un peu différentes, décrites sur la page du stylo bille.

La deuxième identification porte sur la fibre, et c’est elle qui fixe la limite haute du traitement. L’étiquette de composition donne la matière, l’étiquette d’entretien donne la température maximale, l’autorisation de chlorer et celle de repasser : ces quatre informations sont exactement les paramètres du détachage, et la page des symboles d’entretien explique comment les lire. Le coton, le lin et la viscose tolèrent les alcools, l’alcalin et la chaleur. La laine et la soie ne craignent pas le solvant pour elles-mêmes, mais leurs teintures et leurs apprêts partent avec la tache.

Deux matières invisibles décident du reste. La doublure d’une veste, d’une jupe ou d’un manteau est très souvent en acétate, un thermoplastique que l’acétone et l’acétate d’éthyle dissolvent : sur elle, un dissolvant ne laisse pas une marque à rattraper, il fait un trou. Et l’élasthanne est présent dans presque tous les jerseys vendus comme « coton », alors que l’eau de Javel le casse par fragments. Un tissu se traite au niveau de sa fibre la plus fragile, jamais de sa fibre principale, et les autres pièges de la matière sont réunis sur la page textile.

Le mode opératoire

Les deux branches ne partagent que le premier geste : poser à plat, et ne pas frotter.

Sur une encre à l’eau, on rince avant tout produit. On tend le tissu sous un filet d’eau froide, par l’envers, pour que le colorant sorte par où il est entré au lieu de traverser toute l’épaisseur. Cinq minutes d’eau froide abondante emportent l’essentiel d’une marque fraîche. On ajoute ensuite une goutte de liquide vaisselle, on émulsionne du doigt trois minutes, on rince, puis on lave au programme de l’étiquette. Un fond de couleur se traite au percarbonate de sodium à 40 °C au moins, ou à l’eau oxygénée à 3 % à froid sur une laine claire.

Sur une encre à solvant, l’ordre compte plus que la force. Compter vingt à trente minutes.

  1. Glisser quatre à cinq feuilles de papier absorbant sous la tache, contre l’envers du tissu. C’est le seul moyen de donner une direction au colorant remis en solution.
  2. Essayer le solvant sur une couture intérieure, une minute, et presser un coton blanc dessus. S’il prend la teinture du vêtement, on s’arrête.
  3. Commencer par l’alcool isopropylique, le moins agressif de la famille sur les films et les impressions. Appliquer au coton-tige, par petites touches serrées, du bord vers le centre.
  4. Changer de coton dès qu’il se colore, et remplacer l’absorbant du dessous dès qu’il est marqué : c’est le compteur de progression.
  5. Monter à l’alcool à 90° si rien ne bouge après trois passages, puis à l’acétate d’éthyle, plus lent mais plus large sur les encres chargées en résine.
  6. Ne monter à l’acétone qu’après avoir vérifié la composition — jamais sur une doublure, un acétate, un modacrylique, une sérigraphie ou un tissu enduit.
  7. Dégraisser au liquide vaisselle : le solvant enlève le colorant et laisse les résines, qui retiendraient la saleté à cet endroit.
  8. Laver, puis vérifier avant tout séchage. Un fond restant se traite à l’oxydant, jamais à la chaleur.

Ce qui ne marche pas, et pourquoi

Mettre directement en machine. Un lavage ordinaire emporte une encre à l’eau et fixe une encre à solvant : la lessive n’a aucun solvant organique, et le séchage qui suit fait migrer puis durcir les résines. On sort alors une tache plus pâle, plus étalée, et devenue beaucoup plus difficile à reprendre qu’avant le cycle.

Verser de l’eau sur une encre à solvant. L’eau ne dissout pas le colorant, elle le transporte. La couleur voyage sur le front d’eau, se redépose en cercle en séchant, et l’auréole obtenue est deux à trois fois plus large que la marque d’origine. C’est le geste le plus courant et le plus coûteux, parce qu’il agrandit le problème avant qu’on ait choisi une méthode.

Sauter à l’eau de Javel. Son oxydation est brutale et non sélective : elle casse le colorant de l’encre et celui du tissu dans le même mouvement. Sur un vêtement de couleur, on échange une tache bleue contre une tache blanche, ce qui n’est pas un progrès. Sur la laine, la soie et l’élasthanne, elle rompt les liaisons de la fibre elle-même, en quelques minutes et sans retour.

Le vinaigre blanc. Son mécanisme est la dissolution des carbonates. Un colorant organique n’est ni un carbonate ni un oxyde : il n’y a rien à attaquer, et le seul effet mesurable est l’humidité ajoutée, qui étale.

Le cas où il faut s’arrêter

Quand l’essai sur la couture intérieure colore le coton, le solvant emporte la teinture. Sur une soie, un cachemire ou un coton foncé de qualité, l’arbitrage est net : une zone décolorée se voit davantage qu’un trait d’encre, et une pièce de valeur part chez le nettoyeur, qui travaille avec des solvants et un contrôle de tension qu’on n’a pas chez soi.

Une encre pigmentaire oppose une limite d’un autre ordre. Certaines encres d’imprimante et la plupart des encres de tampon industrielles ne contiennent pas un colorant dissous mais un pigment, c’est-à-dire une particule solide broyée fin. On ne dissout pas une particule : le solvant peut au mieux la déplacer, et elle reste piégée mécaniquement dans la trame. Un éclaircissement partiel est possible, un retrait complet ne l’est pas.

Enfin, une tache passée au sèche-linge ou sous le fer relève d’un autre problème. La chaleur sèche a fixé le colorant, et aucun solvant ne défait cela. Une heure de glycérine, qui réhydrate le dépôt et le rend de nouveau attaquable, autorise un dernier essai — c’est un préalable, pas un détachant, et il faut accepter l’idée d’un résultat partiel.

Trois encres du quotidien qu’on confond

Le feutre d’école est presque toujours lavable, ce qui veut dire hydrosoluble : de l’eau froide et de la patience suffisent, et un solvant serait un risque gratuit. Le tampon encreur est à l’inverse une encre à solvant très concentrée en colorant : elle réclame l’alcool, plusieurs cycles, et laisse fréquemment un fond qu’un oxydant termine.

Le toner d’une imprimante laser n’est pas une encre. C’est une poudre thermoplastique, fondue sur le papier par un rouleau chaud. Renversée sur un vêtement, elle n’est ni dissoute ni fixée : c’est de la poussière très fine, et le bon geste est de la retirer à sec, en secouant à l’extérieur puis en aspirant sans appuyer. Toute eau, et surtout toute eau chaude, la fait fondre dans la trame et transforme une poudre à aspirer en tache noire installée. Le principe général et l’ordre des solvants sont détaillés sur la page de l’encre.

Le croisement, matière par matière

« Encre » relève de la classe COL — colorants en solvant. « Vêtement et tissu » recouvre 4 classes de matière, et le verdict n’est pas le même d’une classe à l’autre. C’est pour cette raison que la page ne peut pas se résumer à un seul geste.

Fibre cellulosique M2 porosité forte

Des chaînes de glucose liées entre elles. Elles tolèrent l’alcalin, la chaleur et le brossage, ce qui en fait la matière la plus permissive du site. Elles sont en revanche très poreuses : la tache pénètre vite et profond.

Ce qui agit sans abîmer

  • Alcool à brûler ou à 90° éthanol Solvant polaire : il dissout ce qui refuse l’eau sans être franchement gras — colorants d’encre, résines de gomme laque, feutre à alcool. Il s’évapore vite, donc il n’a pas le temps de migrer loin.
  • Alcool isopropylique propan-2-ol Même famille que l’éthanol, un peu plus dégraissant, et notablement moins agressif que l’acétone sur les plastiques. C’est le solvant de référence de l’électronique.
  • Dissolvant sans acétone acétate d’éthyle Même cible que l’acétone, en plus lent. Le compromis se paie en temps de contact, mais il abîme moins les plastiques.
  • Acétone propanone Dissout le cyanoacrylate — la colle forte —, les résines acryliques, les vernis à ongles et les peintures acryliques fraîches. C’est le solvant le plus efficace de la liste, et le plus dangereux pour le support.
  • Liquide vaisselle tensioactif anionique Émulsionne le gras. La molécule a une extrémité qui s’accroche à l’huile et une autre qui s’accroche à l’eau : elle enrobe la goutte de gras et permet à l’eau de l’emporter.
  • Percarbonate de sodium oxygène actif Dans l’eau chaude, il se dissocie en carbonate de sodium et en peroxyde d’hydrogène. Le peroxyde casse les doubles liaisons qui donnent sa couleur au colorant : la molécule reste, mais elle ne renvoie plus de couleur.
  • Ammoniaque diluée hydroxyde d’ammonium Solubilise les protéines et les colorants acides. Sa volatilité est son intérêt : elle s’évapore au lieu de rester dans la fibre.

Sous condition

Rien de conditionnel ici.

Agit, mais détruit

Aucun agent efficace n’est destructeur pour cette matière. C’est rare, et c’est une bonne nouvelle.

Fibre protéique M1 porosité forte

Sa fibre est faite des mêmes protéines que la tache : kératine pour la laine, fibroïne pour la soie, collagène pour le cuir. Tout ce qui détruit une protéine détruit donc la matière. C’est la classe la plus étroite du site.

Ce qui agit sans abîmer

  • Alcool à brûler ou à 90° éthanol Solvant polaire : il dissout ce qui refuse l’eau sans être franchement gras — colorants d’encre, résines de gomme laque, feutre à alcool. Il s’évapore vite, donc il n’a pas le temps de migrer loin.
  • Alcool isopropylique propan-2-ol Même famille que l’éthanol, un peu plus dégraissant, et notablement moins agressif que l’acétone sur les plastiques. C’est le solvant de référence de l’électronique.
  • Dissolvant sans acétone acétate d’éthyle Même cible que l’acétone, en plus lent. Le compromis se paie en temps de contact, mais il abîme moins les plastiques.
  • Liquide vaisselle tensioactif anionique Émulsionne le gras. La molécule a une extrémité qui s’accroche à l’huile et une autre qui s’accroche à l’eau : elle enrobe la goutte de gras et permet à l’eau de l’emporter.

Sous condition

  • Acétone Sans danger pour la fibre elle-même, mais elle dissout les colorants et les apprêts.
  • Ammoniaque diluée Alcaline. Très diluée, brièvement, rincée aussitôt — et jamais sur la soie, qu’elle ternit.

Agit, mais détruit

  • Percarbonate de sodium Il se dissocie en carbonate de sodium, qui feutre la laine irréversiblement, et il ne libère son oxygène qu’à partir de 40 °C — soit dix degrés au-dessus de ce que la fibre supporte. Deux raisons distinctes, même conclusion.

Le cas où l’on passe la main

Soie, cachemire, daim, cuir teinté et tapis anciens : le détachage à sec en atelier utilise des solvants et un contrôle de tension qu’on n’a pas chez soi. Une tache localisée sur une pièce de valeur part chez le nettoyeur, pas dans l’évier.

Synthétique thermoplastique M3 porosité nulle

Des chaînes de polymère non réticulées, qui glissent les unes sur les autres quand on les chauffe. D’où deux faiblesses propres : la fusion, dès 60 à 120 °C selon le plastique, et l’attaque par les solvants, qui s’insinuent entre les chaînes et font perdre sa cohésion à la matière.

Ce qui agit sans abîmer

  • Liquide vaisselle tensioactif anionique Émulsionne le gras. La molécule a une extrémité qui s’accroche à l’huile et une autre qui s’accroche à l’eau : elle enrobe la goutte de gras et permet à l’eau de l’emporter.
  • Percarbonate de sodium oxygène actif Dans l’eau chaude, il se dissocie en carbonate de sodium et en peroxyde d’hydrogène. Le peroxyde casse les doubles liaisons qui donnent sa couleur au colorant : la molécule reste, mais elle ne renvoie plus de couleur.
  • Ammoniaque diluée hydroxyde d’ammonium Solubilise les protéines et les colorants acides. Sa volatilité est son intérêt : elle s’évapore au lieu de rester dans la fibre.

Sous condition

  • Alcool à brûler ou à 90° Fissure le polystyrène et voile le polycarbonate en exposition prolongée. Bref contact, chiffon à peine humide.
  • Alcool isopropylique Le solvant le plus sûr de la famille sur les plastiques techniques, mais il attaque encore certains vernis et sérigraphies.

Agit, mais détruit

  • Dissolvant sans acétone Même famille de solvants, même risque sur les mêmes plastiques, en un peu plus lent.
  • Acétone Elle dissout l’ABS, le polycarbonate, le plexiglas, l’acétate et le polystyrène. Elle ne les tache pas : elle les troue, les blanchit ou les fissure.

Revêtement et film M6 porosité nulle

La classe la plus piégeuse. Ce qu’on voit n’est pas le matériau mais une couche de quelques microns posée dessus, et cette couche est TOUJOURS plus fragile que son support. Un solvant qui laisse le métal ou le bois intact dissout le film qui les couvre.

Ce qui agit sans abîmer

  • Liquide vaisselle tensioactif anionique Émulsionne le gras. La molécule a une extrémité qui s’accroche à l’huile et une autre qui s’accroche à l’eau : elle enrobe la goutte de gras et permet à l’eau de l’emporter.
  • Percarbonate de sodium oxygène actif Dans l’eau chaude, il se dissocie en carbonate de sodium et en peroxyde d’hydrogène. Le peroxyde casse les doubles liaisons qui donnent sa couleur au colorant : la molécule reste, mais elle ne renvoie plus de couleur.
  • Ammoniaque diluée hydroxyde d’ammonium Solubilise les protéines et les colorants acides. Sa volatilité est son intérêt : elle s’évapore au lieu de rester dans la fibre.

Sous condition

  • Alcool isopropylique Dilué à 30 %, sur chiffon, pour un écran ou un stratifié. Jamais versé, jamais sur un joint.

Agit, mais détruit

  • Alcool à brûler ou à 90° Détruit l’oléophobe d’un écran — la couche qui repousse les traces de doigt — et ternit les vernis à bois.
  • Dissolvant sans acétone Même effet que l’acétone sur les vernis, à peine plus lent.
  • Acétone Dissout tout vernis et toute peinture, y compris celle qu’on essaie de protéger. Sur une carrosserie, elle mate le vernis en quelques secondes.

Ce qui aggrave la tache

  • Eau froide L’eau ne dissout pas le colorant mais elle le transporte : la tache s’étale sans s’éclaircir.
  • Action mécanique Frotter un colorant liquide multiplie la surface tachée par deux ou trois.

Ce qui ne sert à rien

  • Vinaigre blanc Rien à attaquer : le colorant n’est ni un carbonate ni un oxyde.

Ces trois colonnes sont calculées à partir de la classification publiée sur la page méthode. Elles ne sont pas rédigées page par page : c’est ce qui garantit qu’aucune page du site ne contredit une autre.

Sur cette page, ne mélangez jamais

  • Eau de Javel+Ammoniaque→ chloramines gazeuses (monochloramine, dichloramine, trichlorure d’azote)

    Gaz lourd, à odeur piquante, qui brûle la conjonctive et les bronches. À forte concentration en local fermé, il provoque un œdème pulmonaire lésionnel qui peut apparaître plusieurs heures après l’exposition, alors qu’on se croit tiré d’affaire.

    Si c’est déjà arrivé :Sortir immédiatement, ouvrir en grand, ne pas retourner dans la pièce pour « rincer ». Toute gêne respiratoire, même légère, justifie un appel au 15.

  • Eau de Javel+Tout acide (vinaigre, détartrant, esprit de sel, acide citrique, nettoyant WC)→ dichlore gazeux

    L’hypochlorite en milieu acide libère le chlore sous forme de gaz. Odeur de piscine très concentrée, brûlure des voies respiratoires, œdème pulmonaire aux fortes doses. C’est le mélange le plus souvent fait par accident, parce que les deux produits sont voisins sous l’évier.

    Si c’est déjà arrivé :Sortir, ventiler, appeler le 15 en cas de toux ou d’oppression. Ne jamais tenter de neutraliser.

  • Eau de Javel+Acétone→ chloroforme et chloroacétone

    Réaction exothermique. La chloroacétone est un lacrymogène ; le chloroforme est toxique pour le foie. Cas typique : un flacon de dissolvant renversé sur un plan de travail qu’on vient de javelliser.

  • Eau oxygénée+Vinaigre blanc→ acide peracétique

    Corrosif pour la peau, les yeux et les voies respiratoires, bien au-delà de ses deux composants. Le mélange circule pourtant comme une recette de nettoyage naturel. Utilisés l’un APRÈS l’autre avec un rinçage entre les deux, les deux produits sont sans danger ; mélangés dans le même flacon, non.

  • White-spirit, térébenthine, acétone+Local fermé, flamme, cigarette→ vapeurs inflammables

    Ces solvants ont un point d’éclair bas et leurs vapeurs sont plus lourdes que l’air : elles s’accumulent au sol d’une salle de bain ou d’un garage. Une veilleuse de chaudière suffit. L’inhalation prolongée est par ailleurs neurotoxique.

La liste complète est sur la page sécurité.

Questions fréquentes

Comment savoir si une encre est à l'eau ou à solvant ?

On presse une seconde un coton-tige humecté d'eau claire sur le bord de la tache, dans un endroit peu visible. Si le coton se colore, l'encre est hydrosoluble : feutre lavable ou encre de jet d'encre, et un rinçage suffira. S'il reste blanc, le colorant n'est pas soluble dans l'eau et seul un solvant de même polarité le remettra en solution.

Peut-on mettre du dissolvant sur un vêtement ?

Seulement après avoir vérifié la composition, et jamais sur une doublure. L'acétone dissout l'acétate, le triacétate et le modacrylique : sur ces matières elle ne tache pas, elle troue. Sur du coton ou du lin elle est sans danger pour la fibre, mais elle emporte les teintures et les apprêts, donc l'essai sur couture intérieure reste obligatoire.

L'eau de Javel enlève-t-elle une tache d'encre ?

Elle casse le colorant, mais son oxydation n'est pas sélective : elle casse aussi celui du tissu. Sur un vêtement de couleur, elle remplace une tache bleue par une tache blanche définitive. Elle détruit par ailleurs l'élasthanne, présent dans presque tous les jerseys, ainsi que la laine et la soie.

Que faire d'une tache d'encre déjà passée en machine ?

Si le vêtement n'a pas été séché à chaud, la tache reste attaquable et l'on reprend au solvant, absorbant dessous. S'il est passé au sèche-linge ou sous le fer, la chaleur a fixé le colorant dans la fibre et le retrait complet devient improbable. Une heure de glycérine avant un dernier essai est la seule carte restante.

Sources et méthode

  • Classification des taches par classe chimique et des matières par tolérance, telle que publiée sur ce site
  • Distinction entre encres à véhicule aqueux et encres à solvant organique, et règle de polarité « semblable dissout semblable »
  • Symboles normalisés d'entretien du textile

Ce site n’a testé aucun produit et n’exerce aucune activité de nettoyage. Il publie des mécanismes physico-chimiques et leurs limites. Sur une pièce de valeur, un doute sur la matière ou une surface étendue, un professionnel reste la bonne réponse.